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 Bestiaire chaotique et trambinoscopique à la Pleine Lune

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Mangetsu
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MessageSujet: Bestiaire chaotique et trambinoscopique à la Pleine Lune   Mar 12 Mai - 23:35

Bon, voilà une première fiche de présentation. Ceux à qui elle plait pourront bien évidement la reprendre comme modèle. J'éditerais par la suite cette fiche et les suivantes lorsque mes personnages subiront des changements, quels qu'ils soient, afin de bien savoir à qui on a affaire à chaque fois...

Sachez que ces fiches sont là pour que chacun sache avec quel personnage il joue. Donc sauf raison spéciale (par exemple scénaristique, ou alors vous ne savez juste pas encore), pas la peine de cacher des détails.

Plus tard, quand on se sera mis d'accord, je préparerai une note générale pour proposer un modèle de fiche de personnage officiel qu'il sera vivement conseillé de suivre, ne serait-ce que pour la clarté de la chose et la transparence des personnages. Maintenant, place à l'histoire...


MANGETSU NO ARASHI


Origine:
Je vais vous raconter une histoire, l'histoire d'un aventurier, comparable et semblable sur bien des aspects à d'autres, mais aussi différents du commun des manants avec qui il vous sera donné de croiser le chemin… ou le fer, au cours de vos tribulations…

Spoiler:
 

Au commencement de ce récit, il y avait un renard, un renard fier, de ceux qu'on admire pour la flamboyance de leur toison, dont on dit qu'elle reflète une sagesse profonde et ancienne, mais aussi une ruse plus grande encore. Mais cette fois le renard est bien mal en point. Son poil est terne, ses côtes saillantes, ses yeux vitreux et ses crocs veinés d'écarlate, pas seulement le sien. Il avait dut fuir, longtemps et il était assoiffé, éreinté, frigorifié et surtout affamé. Du grand singe rencontré la veille, il ne restait qu'une tâche sombre sur le sol de la pinède, maintenant loin derrière.
Il sentait le sang du primate qui imbibait encore sa fourrure et qui devait empester loin dans les pics, emporté par le vent glacé. La neige ralentissait ses pas. Il se savait visible à des lieues à la ronde avec sa couleur. Une proie facile… repérée par l'un des pires prédateurs, un ours des montagnes, immense mais invisible avec sa fourrure immaculée…
Un geyser rubis souilla l'éternelle blancheur glacée, bientôt suivi d’une masse monumentale de muscles et de poils qui s’écroula dans un crissement feutré.
Après quelques instants, épuisé, mais rassasié, le renard reprit son pèlerinage, animé d'autres appétits, bien plus profonds. Il erra ainsi cinq jours, dans la neige et le vent des montagnes glacées, mais il n'y prêtait guère attention, car ce qui habitait son cœur l'était au-delà.
Au crépuscule du sixième jour, alors que son flair le menait sur la piste d'une odeur alléchante, une douce mélodie s'éleva au creux des crêtes escarpés. Les notes cristallines semblaient provenir de partout et nul-part à la fois tant elles se reflétaient de par les monts. Désorienté, éreinté de sa marche et sentant une source d'énergie pourtant si proche, il tentait de résister. Mais lorsqu'il rouvrit les paupières, pensant avoir simplement cligné des yeux, son regard plongea au cœur des volutes flamboyante d'un brasier bienfaisant.
« Combien de temps ? » prononça-t-il à l'encontre de l'obscurité dans son dos.
Une bouffé de vapeur lui répondit, précédant une voix féminine amusée, sans animosité.
« Une douzaine d'heure. »
« Je ne vous dois pas la vie. » Ce n'était pas une question, ni un reproche, encore moins une menace, juste une constatation.
« En effet. Vous prendrez une tasse de thé ? »
« Volontiers. »


Tandis que le thé finissait de chauffer, les os du petits canidé commencèrent à craquer, ses muscles à se distendre, sa peau ondulait sur des chairs mouvantes, son corps se distordait dans des positions atroces. Malgré l'apparence terrible de cette transformation, elle n'était absolument pas douloureuse, ni même désagréable, d'autant plus que cette fois, il pouvait prendre son temps pour accomplir le processus complet. Lorsqu'il en eut fini, il fit enfin face à son hôte, son visage aux angles durs marqué par la faim et la fatigue. Il n'était pas particulièrement beau, mais sûrement pas laid. Ses cheveux coupés court, d'une rousseur presque sanguine, surmontaient des sourcils fins épais et rapprochés protégeant des yeux orange dont les pupilles fendues étaient propres à ceux de son espèce. Un nez droit, une moustache courte surplombaient un sourire mesuré. Il portait des vêtements de voyage simples, à y regarder de plus près, de haute qualité. Une chemise de lin, un pantalon de cuir, des chausses solides et une besace constituaient ses seules possessions visible. Il inclina la tête.
« On me nomme Jorg. Je m'excuse de me présenter sous un si mauvais jour. Je dois faire un bien piètre invité. » En effet, le dénommé Jorg était sale, il avait les mains abîmées, les lèvres craquelées et les cheveux mi-terreux mi-mouillés.
« Je ne vous juge pas puisque c'est moi qui vous ai un peu forcé la main. Je suis Vress » fit l'inconnue tout en sortant de l'ombre posément. Il s'agissait d'une jeune femme, aux traits doux et aux yeux bleus profonds comme l'océan. Son visage, à l'image de son corps fin, était encadré d'un écrin de cheveux azurés. Sa peau pâle et délicate contrastait avec son kimono vert foncé. On aurait dit un poupée de porcelaine… s'il n'y avait pas eu ce sourire charmeur que seules les femmes libres et fortes savent afficher.
Spoiler:
 
Elle lui versa un thé odorant d'un mélange harmonieux de diverses plantes dont certaines, il le sentait, présentaient des vertus médicinales. Buvant le breuvage bienfaisant l'invité observa ce qui l'entourait, puis, se déplaçant un peu, il souleva un pan de la hutte qui les abritaient Au dehors une tempête de neige balayait le petit plateau où ils étaient installés, un peu en retrait de ce qui semblait être un village niché au creux de la montagne. Les quelques habitant évoluaient dans les rues comme si les bourrasques glaciales n'étaient qu'une simple brise d'été.
« Le peuple des neiges » murmura-t-il.
« Les vrais habitants des montagnes » fit Vress, soufflant doucement sur sa tasse brûlante, qui aussitôt se couvrit d'une fine pellicule de givre.
« Vous ne m'en tenez pas trop rigueur pour tout à l'heure ? Le chant. »
« Non et puis ce thé est délicieux, chaud alors que la tempête au dehors est nettement moins accueillante. »
« Je vous en remercie. Elle, par contre, n'est pas de moi. Partirez-vous quand nous aurons terminé ? »
Le démon renard savait de quoi elle parlait car il sentait les pulsions de celle qui lui faisait face. Et il les avait tacitement accepté en restant auprès d'elle, en acceptant son thé. Il ne l'avait jamais fait avec un démon des glaces.
« Peut-être, mais je vous en prie, commençons et cessons cette distance inutile. »
« Très bien, Jorg le Kitsune. Ce soir, tu ne connaîtras pas le froid. » lança-t-elle en faisant tomber sensuellement son kimono…


Quelques mois plus tard, apparaissait, au cœur d'une nuit de tempête, une petite boule de poils saphirs parsemés de petits cristaux glacés, presque des flocons. Mangetsu fut son nom, car la lune, ce soir-là, semblait éclairer toutes les montagnes. Il était calme et ouvrit, au bout de quelques heures à peine, des yeux ronds et brillants, semblables à deux billes d’améthyste. Il lui fallut un an pour prendre la forme humaine qu'arboraient le plus souvent ses parents et encore deux ans pour arrêter de givrer le mobilier. C'était un enfant calme et inventif qui, s'il n'apprenait pas vite, trouvait rapidement des solutions pour parvenir à son but. Il ne parlait pas beaucoup, ne souriait pas pour rien mais se montrait très curieux posant des questions et faisant des expériences sur tout ce qu'il trouvait de vivant. Pour le protéger, son père qui avait été accepté dans le village en révélant de grands talents de forgerons, utilisa la pouvoir de sa mère pour lui forger une lame qui lui serait lié à jamais. Lorsqu'il la reçu, pour son sixième anniversaire, le premier mot qu'il prononça fut : « Pandenium » , baptisant ainsi cette nouvelle épée.


Au cours des années qui suivirent, il apprit tout ce dont il aurait besoin au cours de sa vie, langues, mathématiques, escrime, biologie, études des peuples et des races, tout en assistant son père à la forge, qui lui enseignait tout ce qu'il savait.


Physique :
Étant le fruit de la fusion de deux démons n'ayant rien en commun, il est normal que l'apparence de Mangetsu soit quelque-peu inhabituelle. De sa mère, il a hérité les yeux perçants mais doté d'iris fendus violets et la texture lisse et brillante de la peau. De son père, la carrure large, la peau mate et une chevelure folle mi-longue et d'un bleu profond. De taille moyenne, il lui suffit d'un brin de magie pour camoufler ses iris fendus, sa queue touffue et la paire d'oreilles velues qui pointe de sur le dessus de son crâne. Sa seule pilosité apparente consiste en un bouc court taillé en pointe.
Il porte un yukata bicolore (bleu électrique sur l'endroit et noir d'encre sur l'envers) qu'il lui arrive de retourner sur la ceinture selon son humeur du moment. En dessous, se trouve un pantalon de cuir noir ainsi qu'un solide gilet court et sans manches de lin noir, lui aussi, qui laisse apparaître sur son bras gauche, un tatouage complexe, entrelacs de volutes noires plus ou moins fines, s'étendant de la clavicule au poignet en parcourant tout le bras et séparé en deux par un anneau semblable à des ronces dont les épines raccrocheraient les deux parties du tatouage. Une simple paire de tongs de bambou protègent ses pieds du sol blessant.

Lorsqu'il devient un renard, il ne présente pas d'autres caractères particuliers qu'une fourrure de saphir uniforme que reprennent ses cheveux sous forme humaine, uniquement coupé par un un noircissement au niveau des pattes et d'un pinceau de poils blancs au bout de la queue. Étant encore très jeune, pour un démon, il ne possède que deux apparences : Celle naturelle, d'un renardeau et celle plus discrète, du renard en tube, un simple serpentin de fourrure terminé par une tête de renard, le tout mesurant une soixantaine de centimètres.
Spoiler:
 

Psychologie :
Bien que de bonne constitution, le jeune démon ne dispose pas d'une patience à tout épreuve. Assez lunatique, il peut entrer dans une violente colère sans crier gard. En revanche en dehors de cela, il peut se montrer très fiable, s'il décide d'accorder sa confiance à quelqu'un, mais il n'a aucune considération pour la vie d'une personne qui lui est étrangère.
Il apprécie de réfléchir, expérimenter, découvrir, tuer, les intrigues (surtout les siennes), les saveurs fortes ;
et déteste la chaleur, l'hypocrisie, perdre ou ne pas trouver de solution, se faire avoir plusieurs fois.


Équipement :
Il dispose de l'épée Pandenuim forgée par son père à partir de la glace de sa mère. C'est une lame de glace qui s'évase au bout, en losange pour accueillir un Saphir. Sa garde reprend la forme de son tatouage, en s’entrelaçant elle-même dans une spirale d'épaisses tiges recourbées à leur pointes.
Un collier en forme de croix très stylisé et orné d'une sphère carmin avec une fente noir au centre, pend autour de son cou toujours caché sous ses vêtements...
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MessageSujet: Re: Bestiaire chaotique et trambinoscopique à la Pleine Lune   Ven 6 Nov - 22:45

Travis Vermillon


Descendant de la famille Soldek, Travis aurait été promis à un avenir radieux dans le commerce et le transport de marchandise, à un détail près, une erreur, un adultère... Il est le fils de Leina Soldek, fille unique et digne héritière de la fortune des Soldek, qui,  négligée par un mari volage, se laissa aller à quelques extras, facilement charmés par sa beauté et sa richesse. Oh elle prenait moult précautions en ces moments devenus bien trop réguliers tandis que son mari partait dépenser SON argent en ville. Elle payait au prix fort le silence, les services et les conseils d'une vielle sorcière pour ne jamais être découverte. Mais un jour un enfant naquit, il avait les cheveux blonds de sa mère et les yeux rouges de... de personne. Évidemment, le scandale ne tarda pas à éclater dans la famille, s'aggravant encore lorsque Leina ne put se souvenir de l'homme qui avait pu lui donner cet enfant, prétendant qu'elle avait dut un jour s'enivrer et tout oublier. La sorcière eut tôt fait de disparaitre complètement lorsqu’elle reçu un dernier payement équivalant à deux mois de service, emportant les secrets de Leina avec elle.
Une fois la maîtresse de maison punie en bonne et due forme, et surtout en privé, on fit en sorte que l'affaire ne s'ébruite pas. Après tout, la négligence du mari n'était plus à prouver non-plus et cet enfant était quand même le seul héritier des Soldek. Il reçut donc le nom de Travis Soldek, ayant été estimé que l'identité du père, adoptif ou génétique n'avait pas sa place en cet enfant. Durant son enfance, même si le sujet de sa bâtardise revenait de temps à autres sous les coups de colère de son père. Il n'en fut pas moins un enfant aimé de sa famille, faisant montre d'un intellect développé et d'une ruse insolente pour jouer des tours à son entourage. En revanche, il n'était pas forcement dur à la tâche sauf lorsque cela le concernait directement.
Il admirait tout particulièrement son oncle, dont les récits de voyages en mers, par-delà des océans fantastiques, le faisaient rêver chaque nuit. C'est tout naturellement qu'il s'engagea sur la voie du commerce maritime lorsqu'il fut en âge de choisir sa destinée.
Mais lorsque, enfin, il prit le large en tant que matelots pour un voyage entre les continents, sa capacité à comprendre le bateau lui valut rapidement la place de contremaître, le dernier ayant été emporté par une indigestion au rhum frelaté. Il assistait le capitaine de son mieux et tentait tant bien que mal de se faire respecter d'un équipage souvent plus âgé que lui, qui avait été en partie pistonné par sa famille.

Sur le chemin du retour, après quatre étapes, le navire était en piteux état et rien n'aurait pu les préparer à ce que la surface soit crevée par la tête énorme d'un dragon marin. Celui-ci été apparemment gravement blessé et allait vers sa mort, menée par une rage aveugle et destructrice. Toute la partie arrière du navire, avec le capitaine, une partie de l'équipage, gouvernail et réserve de poudre fut happée par la gueule garnie de dents grandes comme un homme. La plupart n'ont de souvenir de cet instant que l'image de cet abîme écharpé leur fonçant dessus.
Mais ce dont Travis se souvient, lui, c'est de la torche couverte qu'il avait laissé dans la main de son capitaine stupéfié après être remonté en courant de la cale, avant de se jeter à l'eau. Il avait ressenti un certain pincement au cœur alors que son corps s'enfonçait dans l'eau, rapidement remplacé par une intense satisfaction de choses bien faites quand, au contact de la lanterne brisée, la poudre explosa dans la gueule du dragon, enflammant les restes de la poupe retenue par ses crocs. C'est la gueule fendue et carbonisée, définitivement mortellement blessé, que le dragon, étrangement calme s'était de nouveau, enfoncé sous les flots, ne laissant derrière lui, que peur, stupeur, traumatisme et un reste d'équipage et de proue impossible à mener.

Après les premiers instants de panique, tous s'étaient ralliés sous ses ordres, car après tout, il était le bras droit de feu le capitaine.
Les heures passant, certains matelots au cœur faible se suicidèrent, d'autres moururent d'insolation, certains même, tentèrent leur chance dans l'eau, mais furent bien vite dévorés par les créatures des grands fonds. Heureusement, apparu enfin un autre navire marchand, plus petit que le leur. Le moral, alors au plus bas, de l'équipage remonta d'un coup, mais le mal était fait, la plupart des survivants avaient perdu une part de leur humanité dans cette expérience. De toute façon, ils ne pouvaient pas se permettre de revenir les mains vides après un si long périple...
Lorsque le bateau s'approcha pour examiner l'épave, ses occupants surent se faire repérer et bien, vite, des cordes furent lancées et amarrées pour maintenir le bateau à proximité de l'épave. Tout le monde fut acheminé à bord sans encombre. Travis, se présentant comme le capitaine, promis à l'équipage qui les avait repêché un confortable dédommagement s'il les ramenait à terre. Ayant vu la taille bien supérieur de l'épave par rapport à son propre bateau, le capitaine marchand avait accepté, quoique méfiant, l'offre alléchante. Mais il ne revit jamais la terre ferme.

Sitôt la nuit tombée, Travis, qui trinquait avec lui en lui racontant sa mésaventure, profita de son ivresse pour lui soutirer quelques informations et fouiller quelques lettres trainant sur la table. Il apprit que ce marchand ne commerçait pas que de biens inanimés, mais aussi des humains, un marchand d'esclaves. Dans le doute d'une possible embuscade au cours de la nuit, il se leva pour aller prévenir ses hommes, mais le capitaine avait déjà dégainé le sabre pendant à sa ceinture. Comprenant le danger imminent, le jeune marin avait alors fait la seule choses sensée à ses yeux, il avait lancé la lanterne à sa portée (décidément) en direction du capitaine, puis lui avait sauté dessus. L'alcool avait rendu les mouvements du marchand gourds et il n'eut aucun mal à lui arraché sa lame et la retourner contre lui. Il avait tué un homme ce soir, mais l'heure n'était pas aux états d'âme. Au sortir de la cabine, les coups d'épées s'entrechoquant lui agressèrent les tympans.
Manifestement, ses hommes avaient suivi les ordres de ne pas dormir ce soir et se battaient de toutes leur forces contre les esclavagistes. Eux étaient en forme et dans un bien meilleurs état psychologique, mais ses hommes à lui malgré la réduction de l'équipage, étaient quand même en surnombre et se battaient comme des bêtes acculées, pour leur liberté et leur vie. Lorsque Travis prit part au combat, ses hommes redoublèrent d’ardeur, le désespoir devint détermination et l'issue du combat fut alors décidée. Bientôt, la confiance et l'arrogance quitta les yeux des esclavagistes face à la rage habitant ceux des marchands.
Le dernier marin mourant envoyé à la mer, ils prirent possession de la frégate et partirent sur le champ en se guidant à l'aide des cartes du précédent propriétaire. Le bateau était vide, équipé pour renfermer des gens plutôt que des denrées, mais il était rapide et en s'arrêtant de temps à autre dans de petits ports, ils eurent tôt fait de le nettoyer et de l'adapter à leur besoin.
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